Chronique de "11 juin"

*** UNE FIN CAPTIVANTE ***


Auteur : Matthieu Biasotto
Éditeur : auto-édition
Date de sortie : 11 juin 2017

Service Presse Auteur

~ RÉSUMÉ ~
Il est des jours que rien ne peut effacer, pas même le temps. Des jours sombres, si noirs qu’ils reviennent nous torturer, laissant planer leur ombre sur nos existences fragiles. Le 11 juin, elle a tout perdu, au point de s’égarer. Puisque la vie n'attend pas et que le passé semble insurmontable, elle s’est fait une promesse. Déchirée entre la peur d’oublier et le besoin viscéral de libérer son âme, ce qu’elle va faire de cette journée lui appartient. Et ce qu’elle s’apprête à vivre risque de la marquer pour toujours, parce que parfois, les choses ne se passent pas comme prévu. C’était un 11 juin et cette promesse, vous ne l’oublierez jamais.


~ MA CHRONIQUE ~

Un roman dont la fin m'a captivée. Si j'adore ce qu'écrit Matthieu Biasotto, je dois vous avouer qu'ici, sur ce texte, j'ai eu beaucoup de mal et que j'ai bien cru que ce roman n'allait pas autant m'accrocher que les autres. En effet, j'ai trouvé le début long, répétitif, voir ennuyeux par moment, avec des longueurs et répétitions dans l'énonciation de l'état d'esprit de Maud.

Cependant, arrivée vers un peu plus de la moitié du roman et bien...whaou, tout se met en place, tout s'accélère et ce 11 juin sonne comme une horreur, un cauchemars, et là, nous commençons seulement à entrapercevoir ce que l'auteur tisse. 
Je lui tire mon chapeau, car faire un roman sur une seule journée, il fallait le faire, et surtout le réussir, ce qui est le cas.

Nous suivons donc Maud dans tout l'éclat de sa douleur, de sa déchéance, dans la misère de son cœur meurtri, de son âme à la dérive. Et si longueur il y a eu à ce sujet, le sentiment que nous lecteur ressentons par-rapport à elle est bien réel, nous percute de plein fouet, et nous fait nous poser beaucoup de questions et surtout pourquoi ?

Page après page, nous naviguons sur une route sinueuse, faite de brouillard, de dangers, de rebondissements. C'est un roman où la narration est dominante, nous impliquant directement dans ce que vit Maud, ce 11 juin qu'elle redoute, qu'elle subi malgré elle.
Au fil des mots c'est une toile d'araignée qui se délit et qui nous offre ses fils pour nous faire découvrir une vérité accablante, horrible, à vous glacer le sang. Un instant terrible qui régit votre vie, qui vous aiguille vers des chemins impensables, qui vous fait ressasser jusqu’à vous offrir la lumière, la lumière d'une solution, d'un apaisement, d'une rédemption.
L'auteur a encore une fois fait un travail sublime au niveau de son intrigue, de son aboutissement. J'ai été scotchée par la révélation, par cette fin qui a su serrer mon cœur et me mettre la larme à l'oeil. Matthieu Biasotto a le sens du suspens, une sorte de thriller haletant qui emporte tout sur son passage, qui englouti toutes vos émotions, tous vos doutes et vous fait naviguer entre horreur et soulagement.

C'est un récit très bien mené, malgré un certain ennui que nous pouvons éprouver dans la première moitié, un récit qui va crescendo et vous insuffle les mêmes sensations que Maud. Mais Maud n'est pas la seule à nous livrer son histoire, et les autres protagonistes vous serrent le cœur tout autant, vous apportant d'autres précisions aussi importantes et aussi poignantes.

Matthieu Biasotto, par ses mots engagés, francs, percutants, sait nous faire ressentir chaque micro particule de ce qu'éprouvent ses personnages, ce qu'ils vivent, nous donnant le sentiment de devenir eux, de ne faire plus qu'un avec eux. 
Une plume qui travaille ses personnages, les rendant humains à chacune de leurs décisions, à chacun de leurs actes, à chacune de leurs pensées. 
Une plume qui vous transporte dans un tourbillon explosif d'émotions assez intenses, à la limite de l'insoutenable.

Bref, un 11 JUIN à découvrir tant l'histoire vous prend aux tripes et vous rend pantois. Une histoire qui ne peut pas vous laisser indifférent. Une histoire, malgré les quelques longueurs, menée de main de maître et avec brio.

Coup de cœur pour la couverture sublime et parfaite. Un éclat au cœur de l'horreur.



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